Au Tribunal intermédiaire de Nyarugenge, un procès aux allures de mélodrame a défrayé la chronique : Muganga Chantal, qui réclamait 406 millions de francs rwandais à l’ancien ministre Nsabimana Ernest pour “promesse de mariage non tenue”, a finalement été condamnée à lui verser un million de francs.

Le Tribunal Intermédiaire de Nyarugenge a récemment offert aux Kigaliens un feuilleton digne d’une télénovela : Muganga Chantal réclamait 406 millions Frw à l’ex-ministre Dr. Nsabimana Ernest pour “promesse d’amour non tenue”… mais elle est finalement repartie avec une facture salée de 1 million Frw à payer.
Muganga Chantal affirmait avoir vécu une idylle avec Nsabimana, qui lui aurait juré mariage. Mais la belle histoire a viré au cauchemar lorsqu’elle a découvert que l’ex-ministre avait épousé une autre femme. Dévastée, elle explique avoir sombré dans une profonde dépression nécessitant des soins médicaux pris en charge par sa famille.
Considérant avoir été flouée sentimentalement, elle exigeait du tribunal la somme astronomique de 406 millions Frw, comprenant notamment ses frais médicaux.
De son côté, Nsabimana, représenté par son avocat Me Iyamuremye Maurice, a tout nié en bloc : “Mon client n’a jamais eu de relation amoureuse avec cette dame. Pas de romance, pas de fiançailles, pas même un selfie compromettant !” a-t-il plaidé.
Cerise sur le gâteau, il a demandé à ce que Chantal soit condamnée à lui verser 5 millions Frw pour l’avoir traîné en justice sans motif valable.
Après examen, le tribunal a estimé que les documents médicaux fournis ne prouvaient pas que les problèmes de santé de Chantal avaient un quelconque lien avec Nsabimana. Même la photo d’elle “affaissée” présentée comme preuve n’a pas convaincu : “On ne peut pas conclure qu’un mal de dos provient d’un chagrin d’amour”, a tranché la cour.
Résultat : La plainte de Chantal a été jugée sans fondement. Nsabimana, lui, a obtenu gain de cause et se voit attribuer 1 million Frw (500 000 Frw pour les frais d’avocat et 500 000 Frw pour avoir été injustement poursuivi).
Charles TWAGIRAMUNGU pour FACT-OGL