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Kampala, février 2026 – Le général Muhoozi Kainerugaba, figure influente de la scène politique et militaire ougandaise, a annoncé la création d’un fonds d’investissement d’un milliard destiné à financer des projets portés par ses abonnés sur le réseau social X (anciennement Twitter). L’initiative, présentée comme un levier de création de richesses, suscite à la fois enthousiasme populaire, interrogations et appels à la prudence

Une annonce virale et évolutive

Dans un premier message publié le 8 février 2026, Muhoozi Kainerugaba indiquait mettre en place un fonds de 500 millions pour soutenir des projets « utiles et porteurs de sens ». Quelques heures plus tard, il annonçait porter ce montant à 1 milliard, affirmant avoir pris cette décision pour maximiser l’impact économique de l’initiative.

Selon ses publications successives, le fonds, baptisé MK Fund, sera placé sous sa présidence directe, tandis que des administrateurs indépendants, dont l’identité doit être prochainement révélée, seront chargés de la gestion quotidienne et de la production d’un rapport annuel.

Quatre secteurs prioritaires

Les investissements cibleront exclusivement quatre domaines stratégiques identifiés comme moteurs de croissance : l’agriculture commerciale, l’industrie manufacturière, les mines, les services, incluant le tourisme et les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Ces secteurs correspondent aux priorités nationales de transformation économique et d’industrialisation.

Un accueil contrasté

Sur les réseaux sociaux, l’annonce a généré des milliers de réactions. De nombreux entrepreneurs et acteurs communautaires ont salué une initiative susceptible de stimuler l’entrepreneuriat, créer des emplois et soutenir l’innovation locale.

Des promoteurs de projets agricoles, notamment dans la filière avocat, ont exprimé leur espoir de voir leurs activités renforcées. À l’inverse, certaines voix critiques appellent à la transparence, s’interrogeant sur les mécanismes de sélection, la gouvernance et l’origine précise des fonds

Une mise en œuvre encore floue

Malgré l’enthousiasme suscité, plusieurs zones d’ombre demeurent. À ce stade, aucune structure juridique officielle, aucun site internet dédié, ni procédure de candidature claire n’ont été communiqués. Les modalités pratiques de décaissement, les critères d’éligibilité et les mécanismes de contrôle restent à préciser.

Cette absence de détails empêche pour l’instant de vérifier concrètement la mise en œuvre effective du fonds.

Risques d’arnaque et appel à la vigilance

Des experts en cybersécurité mettent en garde contre les tentatives d’escroquerie susceptibles de surgir dans la foulée de cette annonce. Des individus mal intentionnés pourraient se faire passer pour des représentants du fonds afin de soutirer de l’argent ou des données personnelles.

Les internautes sont appelés à ne transmettre aucune information sensible, à ne payer aucun frais d’inscription et à attendre exclusivement des communications provenant de canaux officiels certifiés

Un arrière-plan politique

Cette initiative intervient dans un contexte politique sensible, marqué par des spéculations persistantes sur les ambitions présidentielles de Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni. Certains analystes estiment que ce fonds pourrait également servir à consolider sa popularité, notamment auprès de la jeunesse et des porteurs de projets

Smith Hakiza pour fact-ogl / contact: contacts@fact-ogl.org site web: https://fact-ogl.org

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